Politique

Alain Toussaint (ex-conseiller de Gbagbo) explique pourquoi il a rencontré Guillaume Soro

Alain Toussaint (ex-conseiller de Gbagbo) explique pourquoi il a rencontré Guillaume Soro

Attaqué de toutes parts par des militants et cadres de sa formation politique, le Front populaire ivoirien (Fpi), selon lesquels l’ex-conseiller de Gbagbo se serait rendu coupable de ‘’trahison’’ vis-à-vis leur mentor en rencontrant Guillaume Soro, Alain Toussaint a tenté de motiver les raisons de cette initiative. Dans une interview qu’il a accordé au site internet du quotidien gouvernemental, il soutient que cette rencontre n’a rien enlevé à ses ‘’convictions’’.

« Discuter avec un adversaire politique ne signifie pas que l’on renie ses propres convictions ni ses valeurs. Nous ne pouvons pas laisser le pays à l’abandon. Si nos aînés n’ont pu régler leurs divergences de la meilleure des façons, il revient aux plus jeunes d’œuvrer pour léguer aux générations futures un pays pacifié, solide et uni. C’est conscient de ces défis que j’ai favorablement accueilli l’idée de rencontrer Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale », a expliqué Alain Toussaint au quotidien Fraternité Matin.  Mais mieux, ce tête-à-tête  lui a permis de plaider auprès du président de l’Assemblée Nationale,  la libération des « prisonniers politiques » ainsi que le retour des exilés qui, à l’en croire, environnent ‘’43 000’’ selon le Haut-commissariat aux réfugiés. « J’ai noté chez lui une réelle volonté d’ouverture et le besoin de réconcilier les Ivoiriens. Ce positionnement est fidèle à son discours du 4 avril dans lequel il prône la réconciliation et le pardon. (…) Il s’est engagé à plaider le cas des prisonniers. Je lui réitère toute ma confiance. »,a-t-il soutenu.

L’ex-conseiller de l’ancien président, Laurent Gbagbo, a toutefois saisi cette tribune pour dénoncer l’attitude de ses camarades qui, selon lui, lui font un faux procès. « Les mêmes qui m’acclamaient hier, quand je défendais leur « cause », tentent aujourd’hui de me torpiller parce que j’entame des pourparlers avec le président de l’Assemblée nationale ? Quel paradoxe ! Ce n’est pas une position très responsable », a-t-il indiqué.

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