Politique

Affaire découvertes de caches d’armes/ Vers un autre désarmement !

Affaire découvertes de caches d’armes/ Vers un autre désarmement !

L’ubuesque découverte de caches d’armes en Côte d’Ivoire remet en cause le processus de désarmement d’autant que des voix s’élèvent pour dire qu’il existe encore d’autres caches d’armes dans tout le pays.

Poudrière à ciel ouvert !

C’est apparemment ce que représente aujourd’hui la Côte d’Ivoire. De la découverte d’une cache d’armes au domicile du protocole du Président de l’Assemblée nationale, il ressort que les dirigeants ivoiriens notamment les aspirants à la succession de Ouattara refusent de se faire hara kiri. Amadou Gon Coulibaly, vice-président, fidèle lieutenant d’Alassane Ouattara, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, ex-chef de la rébellion, Hamed Bakayoko, ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et de la sécurité ont chacun une influence dans l’armée ivoirienne y compris les ex-chefs de guerre. Dans un tel contexte d’une guerre froide officieuse, la découverte d’une cache d’arme chez un proche de Soro sur la base d’un coup de fil suppose que les uns connaissent  la puissance de feu des autres. Quitte à jouer de la ruse pour dénoncer l’autre et se donner une bonne image. 

Un audit sur le processus de désarmement

Il n’empêche que le régime Ouattara doit des explications au Ivoiriens. 78 000 ex-combattants avaient été recensés. 64 000 d’entre eux avaient été réinsérés dans la vie active en juin 2015 selon le régime d’Abidjan. Voilà qu’un rapport de L’ONU de Juin 2015 révèle que 300 tonnes d’armes et de munitions (300 tonnes de kalachnikov, mortiers, lance-roquettes…) acquis en plein embargo sont entreposés à Bouaké et à Korhogo. « Du matériel non déclaré qui représente une menace potentielle pour le processus de paix et crée un risque de commerce illégal et de détournement des armes vers des utilisateurs non voulus, dans la sous-région », indiquaient les auteurs dudit rapport. Loin de s’embourber dans des accusations sans fondements. Toutefois les responsabilités doivent être situées.

Quel rôle a donc joué l’ONUCI dans le processus de désarmement ? A quoi ont servi les 105 milliards Frs Cfa du contribuable ivoirien utilisés pour le processus DDR d’octobre 2012 à octobre 2015 ?

En somme, le Président Ouattara, par ailleurs ministre de la défense doit désarmer tous ceux qui ne sont pas autorisés à détenir des armes fussent-ils ses proches. Ensuite la question des ex-combattants doit être résolue définitivement à travers leur resocialisation.  

 

 

 

 

 

 

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