Politique

Affaire ‘‘des meneurs en cagoule derrière la mutinerie’’ : La fuite en avant du Rdr

Affaire ‘‘des meneurs en cagoule derrière la mutinerie’’ : La fuite en avant du Rdr

Conscient de son échec dans l’amélioration des conditions de vie des Ivoiriens, le Rassemblement des républicains (RDR) n’a plus d’autres choix que de rejeter ses erreurs sur les autres. Le vendredi 12 avril dernier, il a une fois de plus accusé des présumés ‘‘meneurs encagoulés’’ dans le soulèvement des soldats mutins qui exigeaient, comme promis par le gouvernement en janvier dernier, le reliquat de leurs primes (12 millions de francs). Mauvaise foi ou fuite en avant ?

Pour le RDR, les raisons des remous sociaux constatés depuis peu sous la gouvernance de son mentor sont toujours liées aux autres. Ainsi, pour la mutinerie qui a paralysé le pays pendant quatre jours, du 12  au 15 mai,  Joël N’Guessan, porte-parole du parti au pouvoir, a vu une main occulte sans la révéler.

Déjà, en janvier 2017, Adama Bictogo avait mis à l’actif de l’ex-régime,  la fronde sociale qui avait ébranlé le pays durant plusieurs semaines. « Si Gbagbo était parti du pouvoir en 2011, nous n’aurions jamais ces problèmes », avait-t-il indiqué.

Pour remobiliser leurs militants, Amadou Soumahoro, secrétaire général par intérim du parti à la case, et ses collaborateurs cherchent des ‘‘boucs émissaires’’ dans toutes revendications sociales.

Mais à bien y regarder, les primes réclamées par les mutins relèvent-elles de l’imaginaire ? Et même si elles dataient de l’ancien régime, l’Etat n’est-il pas une continuité ? Les mutins sont-ils réellement des pantins qui se laissent mener à la baguette pour satisfaire des desseins politiques ? Pourquoi s’obstiner à refuser la réalité?

Avec ce ‘‘déni’’ quasi permanent dans lequel s’est installée la famille politique régente, on est finalement amené à se dire qu’ils veulent peut être faire diversion, vis à vis des promesses de campagne non tenues,  notamment. Entre autres, offrir un cadre de vie agréable à la hauteur des pays émergents où les populations mangent à leur faim.

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