Politique

Adhésion du Maroc à la Cedeao: Une rencontre de réflexion tenue à Abidjan

Adhésion du Maroc à la Cedeao: Une rencontre de réflexion tenue à Abidjan

A l’initiative de l’Institut Amadeus, un Think Tank marocain indépendant, une rencontre s’est tenue à Abidjan le vendredi 20 avril 2018 dans un réceptif hôtelier dans la commune de Cocody à Abidjan, pour discuter de l’adhésion du Maroc au sein de l’organisation de la communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).  

 

« Adhésion du Maroc à la Cedeao : élargissement ou approfondissement ? », était le thème de cette conférence. Lors de la cession ouverte au public, Abdelmalek Kettani, Ambassadeur du royaume du Maroc en Côte d’Ivoire a témoigné tout l’intérêt pour le Maroc d’adhérer à la Cedeao. Il a félicité les organisateurs pour cette initiative qui cadre éloquemment avec la vision du roi du Maroc qui a toujours prôné la coopération sud-sud dans un esprit de respect mutuel. Le diplomate a indiqué que le Maroc depuis 1999 a enregistré « une évolution remarquable » dans divers secteurs d’activités. Et entend partager cette expérience avec l’ensemble des pays de l’espace Cedeao. La volonté du Maroc d’adhérer à cette organisation sous régionale n’est pas fortuite car elle est le témoignage d’une longue relation de coopération. « Nous sommes liés depuis des siècles avec cet espace ouest africain. Le Maroc a toujours tendu la main à l’Afrique de l’ouest » a déclaré le diplomate marocain. Cette main tendue se justifie, selon lui, par le volume des investissements effectués en Afrique de l’ouest et ce, dans plusieurs secteurs d’activités tels que le BTP, l’immobilier etc. Aussi, il a souligné la volonté du Maroc « à contribuer à l’émergence de la région » par la construction d’une économie forte au regard « des enjeux stratégiques » que présentent ces pays de la région.

 

Pour sa part, Brahim Fassi Fihri, président fondateur de l’Institut Amadeus, estime que ce débat « est un débat tout à fait légitime » tant du côté marocain que des partenaires de l’institution. Car selon lui, le royaume chérifien a toujours été « solidaire du Continent africain » et ce travers à ces multiples médiations et ses différentes participations dans les missions de maintien de paix en Afrique

 

Pour le président de cet Institut, trois raisons fondamentales méritent qu’on prenne en compte la démarche du royaume à adhérer à cet espace sous régional ouest africain.

La première dira-t-il, est le défi sécuritaire avec le développement du terrorisme dans l’espace Cedeao. La seconde raison, d’ordre économique tient au fait que la région doit « progresser dans son développement ». Lequel, selon Brahim Fassi repose sur deux facteurs de production à savoir le capital et le travail. Et enfin, le troisième élément est un message à envoyer au monde, qui se résume selon le président de l’institution au fait que « l’Afrique doit faire confiance à l’Afrique ». Aminata Kamara, deuxième vice-présidente du bureau du parlement de la Cedeao a souhaité à titre personnel l’adhésion du Maroc à la Cedeao.

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