Politique

A la tribune de l'ONU, Emmanuel Macron évoque les grands dossiers africains

A la tribune de l'ONU, Emmanuel Macron évoque les grands dossiers africains

Pour son deuxième passage en tant que président français à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, Emmanuel Macron s’est lancé dans un discours fleuve, mardi 25 septembre 2018, pour se poser en défenseur du multilatéralisme et en champion de l'alliance avec l'Afrique. Il avait promis à Ouagadougou ne pas se poser en donneur de leçons avec le continent, mais il l'a fait avec le reste du monde.

« Nous devons faire toute sa place à l’Afrique, dit Emmanuel Macron, pour que son rôle soit moteur et central dans la recomposition du système international. » L'une des raisons invoquées par le président français ? Ce serait sur le continent africain que l’on retrouve « les plus grands défenseurs du multilatéralisme », assure-t-il, en référence à la vision des relations internationales qu'il défend.

« Parce que n’oubliez jamais que les génocides qui ont fait que vous êtes là aujourd’hui », a hurlé Emmanuel Macron à la tribune de l'Assemblée générale ce mardi, sont notamment dus au délitement du droit international. Et de citer le droit des peuples à choisir leurs propres dirigeants, ou la défense des droits de l’homme contenue dans la Déclaration universelle de 1948.

Libye, G5 Sahel, lac Tchad...

 
 

Le chef de l'Etat français dit vouloir défendre le multilatéralisme en Libye, pays qui « devient le terrain de confrontations des influences étrangères » selon lui. Il fait référence à l’engagement pris à Paris par les acteurs libyens d’organiser rapidement des élections et appelle à ce que ce processus soit engagé sous l’égide des Nations unies, en partenariat avec l’Union africaine.

Emmanuel Macron a aussi plaidé pour un soutien aux solutions régionales africaines - G5 Sahel, force multinationale mixte des pays du bassin du lac Tchad... « Nous devons soutenir cette initiative de l’Union africaine pour une meilleure coopération » avec l'ONU, insiste-t-il. Education, climat, migrations, inégalités, le président français dit vouloir être à la pointe de tous les combats.

Commentaires