Sa visite de Harvard a été accompagnée de plusieurs photos nostalgiques sur Facebook, notamment lorsqu'il a remis les pieds dans ce qui fut sa chambre universitaire, ou encore lorsqu'il a posé avec ses parents. "Maman, je t'avais toujours dit que je reviendrai et que j'aurai mon diplôme", peut-on lire en commentaire.

Facebook est né d'un site internet créé par l'étudiant Zuckerberg sur ce campus du Massachusetts, qu'il a quitté en mai 2004 après deux années passées en sciences informatiques et psychologie. Depuis, son projet est devenu l'une des plus importantes capitalisations boursières au monde et son réseau compte près de 2 milliards de membres.

En recevant son diplôme, il a prononcé un discours qui appelle les étudiants à saisir les opportunités qui se présentent à eux.

"Je suis là pour vous dire que trouver votre voie n'est pas suffisant", a-t-il lancé sous une pluie diluvienne. "C'est au tour de notre génération de construire de grandes choses", a encore assuré Mark Zuckerberg, rappelant qu'il était du même âge que la plupart des jeunes qui sortent de l'université. Il ne s'agit pas seulement de "créer le progrès", a-t-il affirmé, "mais de créer du sens".

L'un des plus grands défis auxquels la nouvelle génération va se heurter, selon lui, est "le niveau d'inégalité des richesses".

"Il y a quelque qui cloche dans notre système quand on voit que je peux partir d'ici et gagner des milliards de dollars en 10 ans, pendant que des millions d'étudiants ne peuvent même pas rembourser leurs prêts", a-t-il déploré. "Nous devrions explorer des idées comme le revenu universel de base pour s'assurer que tout le monde a une assise pour essayer de nouvelles idées", a encore proposé l'entrepreneur.

Il est temps, a dit le patron de Facebook dans une allusion à Jean-Jacques Rousseau, "de définir un nouveau contrat social".

"Nous devrions avoir une société qui mesure le progrès pas seulement grâce à des indicateurs économiques (...) mais aussi par le nombre d'entre nous qui avons un rôle qui a du sens."