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La Suède abandonne l'enquête pour viol contre Julian Assange

La Suède abandonne l'enquête pour viol contre Julian Assange

Réfugié depuis 2012 à l'ambassade de l'Equateur à Londres, le fondateur de WikiLeaks est accusé de viol par une Suédoise depuis 2010. Le parquet a décidé aujourd'hui d'arrêter les poursuites, mais les autorités britanniques menacent de l'arrêter s'il quitte l'ambassade.

 

 

Le parquet suédois a annoncé aujourd'hui classer sans suite les poursuites pour viol contre Julian Assange, qui n'est pas tiré d'affaire pour autant. La police britannique a confirmé ce vendredi, 19 mai, son intention de l'arrêter s'il quitte l'ambassade. En se réfugiant en territoire équatorien en 2012, le fondateur de Wikileaks avait violé les conditions de sa liberté conditionnelle au Royaume-Uni et «reste recherché» pour ce délit par la police britannique. Dans le même temps, les autorités britanniques «refusent de confirmer ou d'infimer avoir déjà reçu une demande d'extradition des États-Unis pour Julian Assange», selon WikiLeaks. L'administration Trump a en tout cas affirmé en avril que son arrestation était une «priorité». Selon la presse américaine, les autorités sont en train de monter un dossier d'accusation pour la publication de nombreux documents militaires et diplomatiques confidentiels.

L'affaire a débuté le 20 août 2010 avec la plainte pour viol d'une Suédoise, qui accuse Assange d'avoir engagé un rapport sexuel pendant qu'elle dormait et sans préservatif alors qu'elle lui avait à plusieurs reprises refusé tout rapport non protégé. L'Australien affirme toujours que la jeune femme était entièrement consentante. Quand un mandat d'arrêt a été émis en 2012, Assange a trouvé refuge à l'ambassade de l'Equateur à Londres. Quito lui a accordé l'asile, mais il n'a jamais quitté l'ambassade londonienne. En novembre 2016, après de multiples complications procédurales, il avait été entendu à Londres par un procureur équatorien en présence de magistrats suédois et avait répété qu'il était complètement innocent. L'enquête a finalement été abandonnée, non pas faute de preuves, mais à cause de la longueur de la procédure, selon un communiqué de la procureure Marianne Ny. «Toutes les possibilités pour faire avancer l'enquête ont été épuisées (...) et il n'apparaît plus proportionné de maintenir la demande de placement en détention provisoire par défaut de Julian Assange ni le mandat d'arrêt européen.» La plainte d'une autre jeune femme pour une agression sexuelle présumée à la même époque, en 2010, a été classée sans suite, frappée par la prescription en 2015.

 

 

 

Source: Le Figaro

 

 

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