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La fête du couper-décaler a déçu: Arafat, Serge Beynaud, etc. étaient absents

La fête du couper-décaler a déçu: Arafat, Serge Beynaud, etc. étaient absents

Annoncée à grand renfort de publicité, la Fête du coupé – décalé s’est tenue le samedi 13 septembre au Palais de culture. Pour beaucoup de spectateurs présents ce jour-là, l’événement a été un pur échec. 

Après les échecs répétés des précédents rendez-vous, les initiateurs de cette autre grand’messe du couper-décaler avaient à cœur de réussir cette fois. C’est-à-dire, organiser une vraie fête populaire. Mais aussi, unifier le mouvement en rassemblant sur un même plateau tous les acteurs de la tendance musicale. Au vu de ce qui s’est passé le 13 septembre 2014, à l’esplanade du Palais de la culture, force est de reconnaître que beaucoup reste à faire dans ce milieu.

Et pourtant, le public, les férus du rythme musical avaient effectué nombreux le déplacement du Palais. Pour vivre une bonne ambiance et vibrer avec leurs idoles annoncées. Mais, au lieu de ça, les spectateurs sont repartis chez eux visiblement déçus de n’avoir pas vu grand chose au Palais. « Je me suis vraiment ennuyé tout au long de la fête. On n’a rien vu dans le programme. On ne sait pas qui dirigeait quoi sur le podium, chacun vient faire ce qu’il veut et repart », disait, désolé, un fan visiblement amer.

Du spectacle sur la scène, à la sécurité en place, ajouté à la sonorisation, c’était du bricolage. Côté sécurité en effet, malgré la présence des forces de l’ordre et des vigiles, public et chanteurs se partageaient les mêmes espaces, autour du podium. Car il n’existait pas de mur de sécurité entre les artistes invités et les spectateurs. Résultat, on assistera à des mouvements de bousculades. C’était toute une cacophonie autour de la scène. On se démenait comme on peut, côté artistes, pour avoir accès au podium et prester. Que dire des prestations ? Ce fut une véritable foire au « Koumandilé » (travaillement, appellation dans le jargon couper-décaler), auquel le public a eu droit. Bon nombre de chanteurs de morceaux dits spots vont s’illustrer, tour à tour, dans le jeu des atalakus. De nouveaux ‘’boucantiers’’ en quête de publicité, sacs en bandoulière (pour la plupart) ont vite fait de prendre le show à leur compte. En distribuant à tout va des billets de banque sur le podium, lors des passages artistiques. Toute chose qui, ajoutée aux coupures intempestives de la musique, va agacer les spectateurs. « Si c’est une fête du travaillement, qu’on nous le dise. C’est devenu une affaire de m’as-tu-vu. Les artistes qu’on est venu voir n’arrivent pas à s’exprimer sur la scène », déplorait une spectatrice venue de Bonoua. Cerise sur ce gâteau de mauvais goût, certains organisateurs improvisés en MC, n’ont pas manqué de se mêler à la cacophonie en passant leur temps à se produire.

Des ténors du mouvement, notamment, les membres de la Jet Set, (excepté Le Molare), Arafat, Serges Beynaud, Abou Nidal, JJK, Dj Lewis… annoncés n’étaient pas là. Ceux qui sont arrivés n’ont pas tous eu le temps de prester. Tels Debordo Leekunfa, Safarel Obiang… très très remontés contre les organisateurs. Finalement, c’est par une partie de scénario de Le Molare accompagné de Ange Farot et bien d’autres boucantiers que le show a pris fin autour de minuit.

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