Insolite

un homme enterré par erreur à la place d'un autre

un homme enterré par erreur à la place d'un autre

La morgue a reconnu être responsable de l'erreur qui a conduit à l'échange des deux corps. L'avocat de la famille du défunt va saisir la justice.

 

Une histoire invraisemblable. Dans la nuit du 2 décembre dernier, Rabah Ali Ani, un homme de 70 ans vivant seul, décède dans son appartement, victime d'insuffisance respiratoire, raconte La Provence. Premier couac, la sœur du défunt, alors en Algérie, ne prend connaissance de la mort de son frère qu’un mois plus tard grâce à une photo postée sur Facebook par l’un des voisins de Rabah Ali Ani qui cherchait ses proches pour éviter l’incinération. 

Elle informera alors tous les membres de la famille. "On ne s'était pas inquiétés. Il lui arrivait de ne pas donner de nouvelles pendant un mois", témoigne Mohamed, l’un des neveux du défunt au quotidien phocéen. De son côté, l’agent du commissariat chargé du dossier a reconnu que le "travail de recherche avait été mal fait", avant de s’excuser.

Confusion avec un autre membre de la famille

Mais la famille du défunt n’est pas au bout de ses peines. Alors qu’il assistait au lavage rituel du corps par un imam, l’un des frères de Rabah Ali Ani tombe de haut: "Il m’a téléphoné en hurlant: c'est pas lui!", raconte Mohamed.

C’est en téléphonant au dépositaire de la Timone que la famille du défunt obtiendra des explications:

"Après quelques recherches, ils nous ont tout simplement avoué qu'il avait été sorti du frigo par erreur et enterré à la place de quelqu'un d'autre au carré musulman de Saint-Pierre. On a tous pris une gifle..." poursuit Mohamed.

En réalité, l’échange des deux cadavres s’est fait avec un autre membre de la même famille. "On l’a confondu avec le beau-frère de ma mère qui venait de mourir d’un cancer", témoigne le neveu de Rabah Ali Ani. Ce dernier sera finalement déterré et rapatrié en Algérie.

La justice saisie

Me Thomas Vartanian, l’avocat de la famille a annoncé qu’il allait saisir la justice:

"Il y a une responsabilité de l’AP-HM (Assistance publique – Hôpitaux de Marseille) d’un point de vue administratif, au niveau de la gestion des chambres mortuaires. Il est évident que, pour la famille, il y a un préjudice moral certain. Le corps de leur proche n’a pas été traité de la façon dont on doit traiter les corps au sein de l’AP-HM", a-t-il expliqué.

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