Fait Divers

Une collégienne brûlée dans la cour de son école

Une collégienne brûlée dans la cour de son école

La victime a été agressée par une autre élève qui l'a aspergée d'alcool à brûler, mercredi. Elle a été placée en coma artificiel. Il s'agirait d'un acte prémédité.

 

 

Selon Le Dauphiné, une jeune fille a été brûlée mercredi dans la cour de son école, le collège Le Semnoz à Seynod en France, par une autre élève.

Cette dernière a aspergé la victime d'alcool à brûler puis lui a mis le feu avec un briquet, peu avant 10 h.

En voulant tenter d'éteindre les flammes, un surveillant a également été brûlé.

La victime a été immédiatement hospitalisée au service des grands brûlés de Lyon et placée en coma artificiel. Son état de santé serait toujours préoccupant, rapporte Europe 1.

La jeune fille auteure de l'agression a été arrêtée. Elle a reconnu les faits, devant les enquêteurs.

«Ce qui semble sûr, c'est qu'il ne s'agit pas d'un événement unique, mais d'un aboutissement après un long antagonisme, précise le procureur d'Annecy. C'est en tout cas un geste extrêmement grave qui ne ressemble pas à un coup de folie soudain, mais plutôt à un acte prémédité et mûri, d'où le placement en garde à vue pour tentative d'assassinat.»

Une jeune fille à bout

La famille de l'auteure présumée de l'agression a expliqué que cette dernière, victime de harcèlement, était à bout. «Ma fille, cela fait un an, un an et demi qu'elle est harcelée. Elle n'a pas voulu se soumettre mais elle ne nous en a pas parlé tout de suite. Elle a voulu se débrouiller toute seule. Après une altercation, on a essayé de régler le problème avec le collège. On avait décidé de ne pas porter plainte contre sa copine pour ne pas lui nuire, pour ne pas rajouter de la tension» a expliqué sa mère au Parisien.

Des propos repris par la sœur de l'assaillante, qui ne mâche pas ses mots. «Ma sœur s'est faite frapper par cette fille dans l'enceinte du collège. Elle a été humiliée», a-t-elle souligné. «C'est une gentille fille, très bonne élève, qui vient d'avoir 20 sur 20 à son oral pour le brevet. Elle travaille. Elle n'a jamais emmerdé personne. Mais en revanche elle s'est faite emmerder. Des gamins se suicident pour du harcèlement. Il y en a d'autres qui pètent les plombs.»

Du côté de la procureure, l'enquête «dira s'il y a eu harcèlement ou pas», mais elle précise qu'il semble «qu'il préexistait depuis quelque temps un litige entre les deux jeunes filles (...), qui était connu de l'établissement.»

Un acte prémédité

Des nouvelles informations diffusées par France Bleu Pays de Savoie viennent cependant appuyer l'hypothèse d'un acte prémédité. La radio locale révèle ainsi que l'auteure présumée aurait acheté de l'alcool à brûler quelques jours avant les faits.

 

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