Fait Divers

Séguéla : des contrefacteurs de billets de banque soutirent 16 millions de FCFA à leur victime

Séguéla : des contrefacteurs de billets de banque soutirent 16 millions de FCFA à leur victime

Prétextant pouvoir transformer de faux billets de banque en des vrais, des faussaires conduits par Ouattara Yaya, un individu résidant à Bouaké, ont réussi à soutirer la somme de 16 millions de francs CFA à K.A, leur victime qui, elle, réside à Séguéla et où ils ont été appréhendés samedi alors qu’ils venaient, comme quasiment chaque année depuis 2012, de lui extorquer de l’argent par des stratagèmes savamment orchestrés.

De l’exposé des faits, il ressort que la bande de falsificateurs a fait croire à K.A qu’elle détenait plus d’un milliard de francs CFA, fruit du casse de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Bouaké lors de la rébellion armée, et serait à la recherche d’un éventuel bailleur de fonds pour ‘’laver’’ ledit argent.

C’est ainsi que la victime accepte de contribuer à l’effort de blanchiment en contrepartie de la rondelette somme de 40 millions de francs CFA, si elle débourse la modique somme de 500 000 francs.

Le marché si alléchant est conclu et le jour de la transaction, les faussaires, au départ de Bouaké, appellent K.A pour lui faire part de leur mésaventure au corridor Nord de la ville de Yamoussoukro, à savoir qu’ils venaient, en possession de l’argent, de se faire choper par des policiers qui réclameraient, pour les laisser poursuivre leur route, le montant de trois millions de francs CFA.

Ce à quoi le pigeon s’exécute prestement quand Ouattara Yaya, relâché seul, se présente à lui à Séguéla.

Pour la suite, les complices de l’affabulateur, en l’occurrence deux individus dont l’un de race blanche, font la démonstration de la valeur des billets qu’ils transportaient en ‘’lavant’’ un en sa présence et en allant faire des achats avec.

Désormais convaincu, K.A va, chaque année, se faire plumer par la bande à Ouattara Yaya qui, en compagnie de différents acolytes, imagine nombre de stratagèmes allant du manque ou de la mauvaise qualité du produit devant servir à laver les billets à la panne de la machine conçue à cet effet en passant par des voyages à l’extérieur du pays.

Ainsi, K.A, après s’être fait délester de ses économies à hauteur de sept millions de francs, va vendre son champ d’anacarde, contracter des prêts auprès de son frère et d’autres personnes pour satisfaire les desiderata des filous, arguant ne pas pouvoir se désengager pour ne pas tout perdre.

Ce, jusqu’en 2017, année au cours de laquelle les scélérats ne font pas signe de vie.

Cette année, avec la campagne de commercialisation de la noix de cajou, les quidams refont surface et renouent le contact avec leur vache à lait à qui ils promettent cette fois-ci la somme de 400 millions de francs à laver.

C’est ainsi que rendez-vous est pris pour venir récupérer trois millions de francs. Ouattara Yaya, flanqué pour la circonstance de Ouattara Alimankan, un autre de ses nombreux complices, se pointe à l’une des stations-service de la ville où ils sont cueillis par les hommes du commissaire Krama Abdel-Kader qui, en fins procéduriers, les font vite passer à table.

En attendant de passer par devant les juges de la section de tribunal de Séguéla, l’instruction de l’affaire suit son cours.

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