Fait Divers

Marcory : Violente bagarre entre travestis ; un mort

Marcory : Violente bagarre entre travestis ; un mort

Dans la nuit du mardi 1er mai 2018, la scène qui se présentait à la Rue Mercedes, non loin de la voie ferrée, en Zone 4, dans la commune de Marcory, n'était pas du tout belle.

Il s'agit d'un cadavre baignant dans du sang. Le corps est vraisemblablement celui d'une dame. Ce corps est chaussé de petits talons noirs, porte une camisole de la même couleur, un soutien-gorge et une perruque.

A la suite de cette découverte macabre, la police saisie par de bonnes volontés se déporte sur les lieux avec des agents. Ces derniers, en procédant au constat d'usage, se rendent compte que le corps, bien que paré d'attributs féminins, n'est pas celui d'une femme. Mais bien celui d'un homme. D'ailleurs, grâce aux documents administratifs trouvés dans son sac, l'individu en question, portant à la poitrine une profonde blessure faite à l'arme blanche, est identifié. Ainsi, on apprend que le mort répond au nom de Philippe S. Il est âgé de 44 ans.

Mais pourquoi lui, un homme avec ses solides attributs de puissant mâle, est-il découvert habillé en femme ? La vérité sur la question est tout de même surprenante. Du moins, pour ceux qui refusent de comprendre et d'admettre que le phénomène existe bel et bien. Il revient, en fait des témoignages recueillis dans l'entourage, que Philippe S. qui vit à Grand-Bassam, est un gay. Et quasiment tous les soirs, il s'habille en travesti et investit la Rue Mercedes en compagnie de collègues, pour faire du racolage et gagner de quoi vivre. Et cette nuit du mardi 1er mai 2018, jour de la fête du travail, c'est le même scénario.

Mais là, tout un coup, alors que le bon voisinage était observé jusque-là entre ces « femmes-garçons », tout dégénère, dit-on, pour une affaire de client entre Philippe S. et un autre. Et bientôt, c'est une violente bagarre rangée entre tous ces travestis, quand de part et d'autre, on prend fait et cause pour chacun des protagonistes. On entend des cris et des coups partent de partout.

Quelques instants après la violente bagarre où semble-t-il, tous les coups étaient permis, les pugilistes se séparent et décampent. Mais l'un d'eux, qui s'est vu enfoncer un poignard dans la poitrine, reste cloué au sol, en sang. Il s'agit de Philippe S. Mal en point, le pauvre succombe à ses blessures, avant même que ne se manifestent des secours.

Les agents de la police, arrivés plus tard sur place, procèdent au constat d'usage. Puis, le corps sans vie du travelo mort à la tâche est enlevé et déposé dans une morgue. Des recherches policières actives sont en cours, pour retrouver son tueur et tous ceux qui sont impliqués dans le meurtre.

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