Fait Divers

Côte d’Ivoire / Deux ans de prison pour un garde pénitentiaire et ses acolytes

Côte d’Ivoire / Deux ans de prison pour un garde pénitentiaire et ses acolytes

Un garde pénitentiaire, Koné Moustapha dit Ecomog et deux prisonniers qui se livraient à un trafic de drogue au sein de la prison civile de Dimbokro ont été reconnus coupables de détention et consommation de cannabis et condamnés à 24 mois de prison par le tribunal de Dimbokro.  

 

En son audience du 27 juin présidée par le juge Titi Boh Aristide, le tribunal de Dimbokro a infligé à l’agent d’encadrement pénitentiaire Koné Moustapha dit Ecomog et les prisonniers Boni Marius dit Junior et Dogoni Badini alias chinois, deux ans d’emprisonnement chacun. Leur complice, le garde pénitentiaire Koné Figuiri Drissa alias seringue, plus chanceux, s’en est sorti avec trois mois de prison.

 

Le 15 juin, Koné Figuiri est en fraction au mirador 1 de la prison. De là-haut, il laisse tomber un colis destiné à son ami Koné Moustapha dit Ecomog, un garde pénitentiaire en détention préventive pour avoir été pris, quelques jours auparavant, en possession de drogue. Un détenu qui suivi la transaction attire l’attention d’un garde et le colis qui contenait des paquets de cigarettes prohibées est intercepté.

 

Le régisseur Sinali Ouattara diligente alors un contrôle inopiné des cellules qui permet de surprendre Koné Moustapha, Dogoni Baldini et Boni Marius, fumant du cannabis dans leur cellule. Une fouille corporelle fait découvrir sur eux, enfouie dans de petits sachets, une bonne quantité de la drogue.

 

A la barre, les prisonniers reconnaissent sans difficulté les faits qui leur sont reprochés mais Koné Figuiri ne reconnait pas avoir jeté un colis à partir de son lieu de faction. « J’ai jeté 1000 F CFA à mon ami Koné Moustapha mais pas le colis de cigarettes », n’a-t-il cessé de se défendre tout au long de l’interrogatoire, bien que reconnaissant la violation des réglementations carcérales.

 

Dans son réquisitoire, le procureur Koné Thénan David, tout en déplorant cette « véritable gangrène » au sein de la prison, a demandé que des «mesures fortes» soient prises pour dissuader les agents de l’Etat qui s’adonnent à de telles activités illicites.

Commentaires