Economie

Vente de friperie en brouettes ambulantes, une bouée de sauvetage pour des jeunes à Man

Vente de friperie en brouettes ambulantes, une bouée de sauvetage pour des jeunes à Man

La vente de friperie en brouettes ambulantes constitue une bouée de sauvetage pour bon nombre de jeunes  sans emploi, qui ne disposent pas d’autres activités génératrices de revenus, a-t-on constaté dimanche, lors de différents échanges aux abords du marché de  Man (Ouest, région du Tonkpi).

 

 

«Je vends la friperie depuis mon arrivée en Côte d’Ivoire, il y a sept ans de cela. Je suis arrivé du Mali et je me suis lancé dans ce commerce pour ne pas mendier dans les rues. J’ai commencé avec les culottes et pantalons chasseurs, ensuite les jeans et certains jours les tricots. Pendant les périodes  de froid, ma brouette déborde de blousons et de pull overs », a affirmé  Sanogo Siaka, 26 ans.

Tout comme lui, il souligne que plusieurs jeunes  prennent la friperie à crédit chez les grossistes et les revendent  dans les engins à roues parce que ne disposant pas d’assez de moyens pour  louer un magasin.

« Nous prenons les balles  de 75 000 à 180 000 francs CFA chez des grossistes qui les font venir d’Abidjan. Actuellement j’arrive à prendre à crédit 10 balles de jeans par mois chez des personnes qui me font confiance. Et je les vends progressivement dans des brouettes. Ensuite je verse aux fournisseurs ce qui leur revient. J’arrive à avoir 15 000 à 20 000 francs  CFA  de bénéfice sur chaque balle quand j’ai de la bonne friperie. Certains jours, nous vendons à perte », a affirmé Siaka, entouré  de ses camarades de vente qui acquiescent ses propos.

L'élève de 3ème, Singo Yara, vendeur de friperie, les samedis à ManL’élève de 3ème, Singo Yara, vendeur de friperie, les samedis à Man

Sanogo a ajouté qu’à plusieurs reprises, ils se sont constitués en association. Ils  stockent leurs marchandisent dans des magasins qui appartiennent à  des particuliers dans le marché et payent  500 francs CFA par balle stockée. « Notre association nous aide lors des mariages, pour des cas de maladie ou quand  l’un a des problèmes d’incompréhension avec un  fournisseur grossiste», mentionne-t-il.

Plus loin, les appels du jeune Singo Yara attire l’attention. « Jeans de qualité, 1000 francs, 1500 francs CFA, friperie de qualité, venez voir !!! », lance-t-il aux passants, tout jovial.

« Je suis élève au lycée de Man. Je suis inscrit en classe de 3ème. Je vends la friperie d’un tonton tous les samedis depuis la classe de 4ème pour me faire un peu d’argent de poche. J’arrive à avoir au moins 1500 à 2000 francs tous les weekends pour mes petites dépenses. Durant les vacances, je vends tous les jours pour aider mes parents à me scolariser. J’apprends à me battre pour ne pas toujours tendre la main à papa et maman », fait savoir Singo qui rêve de devenir douanier au port d’Abidjan.

 

 

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