Economie

Vent de marasme sur l’économie camerounaise au 1er trimestre 2018 (rapport)

Vent de marasme sur l’économie camerounaise au 1er trimestre 2018 (rapport)

Le solde primaire non pétrolier du Cameroun s’est établi à -172,9 milliards FCFA au terme du 1er trimestre de l’exercice 2018, reflétant les recettes et dons encaissés et les dépenses exécutées, selon le rapport d’exécution budgétaire à fin mars publié vendredi par le ministère des Finances (MINFI).  

 

Malgré des recettes budgétaires internes en augmentation de +4,5% par rapport à la même période en 2017, des emprunts et dons s’affichant à +63,7% entre les deux périodes, ainsi que des dépenses budgétaires totales base ordonnancements de +15,5%, l’objectif trimestriel des recettes budgétaires totales, fixé à 1164,7 milliards FCFA, n’a pas été atteint.

Le taux de réalisation budgétaire se situe ainsi à 85,5% d’objectif trimestriel, une sous-performance imputable à la fois aux recettes internes (91,4%) et aux emprunts et dons (72,7%).

Pendant la période considérée, les dépenses budgétaires totales base ordonnancements ont connu un taux d’exécution de 76,9%, les dépenses courantes se sont affichées à 81,8% et celles d’investissement à 80,7%, tandis que le service de la dette publique a été exécuté à hauteur de 61,9%.

Selon le rapport du MINFI, les recettes pétrolières et non pétrolières étaient en hausse de +13,8% et +3,2% respectivement entre les deux périodes considérées, les dernières citées étant toutefois en retrait avec un taux de réalisation de 87,4%.

De même, les recettes des impôts et taxes recouvrées, malgré une hausse de +0,4%, subissent le même effet avec un taux de réalisation de 92,2%, une sous-performance essentiellement due au recul de l’activité économique connu en 2017.

Le même marasme se manifeste au niveau des recettes douanières, qui malgré une hausse de +3% en glissement annuel ont connu un taux de réalisation de 74,3%, une contre-performance imputable à la morosité de l’activité économique de l’année 2017, mais également à l’application de l’Accord de partenariat économique (APE) conclu avec l’Union européenne.

Les dépenses courantes, au 1er trimestre 2018, ont augmenté de +8,3% en rythme annuel avec un taux d’exécution de 81,8%, en retrait de 100,1 milliards FCFA.

Quant au service de la dette publique, il a augmenté de +110,6% en glissement annuel au premier trimestre 2018, avec un taux d’exécution de 61,9%, essentiellement imputable à la dette intérieure.

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