Economie

SIAM 2018 : La filière fruits et légumes au centre d’une plateforme entre le Maroc et la Côte d’Ivoire (Sangafowa)

SIAM 2018 : La filière fruits et légumes au centre d’une plateforme entre le Maroc et la Côte d’Ivoire (Sangafowa)

La Côte d’Ivoire et le Maroc vont intensifier leur coopération notamment au niveau de la filière fruits et légumes, étant donné que ce Royaume situé aux portes de l’Europe détient une expérience avérée en matière de production, de conditionnement et de commercialisation de ces denrées agricoles.  

 

Lors d’un entretien avec la presse ivoirienne mardi à Meknès, en marge du 13ème Salon international de l’agriculture du Maroc (SIAM 2018), le ministre de l’Agriculture et du Développement rural a explicité la convention pour la mise en place d’une plateforme logistique de commercialisation des fruits et légumes à Abidjan dont l’avenant N°1 a été signée lundi aux Assises de l’agriculture entre les Gouvernements marocain et ivoirien.

Au dire de Mamadou Sangafowa Coulibaly, il s’agit pour la Côte d’Ivoire de solliciter l’expertise marocaine pour que le producteur de fruits et légumes puisse accéder aux techniques de conditionnement et de valorisation, avec beaucoup plus de possibilités, au marché européen et surtout aux marchés des Moyen et Proche Orient, en passant par le port de Tanger.

« C’est pour cela que nous avons accepté, avec beaucoup de bonheur, la proposition du Royaume du Maroc, à travers son ministre de l’Agriculture, de réaliser une plateforme logistique de manière à pouvoir amener les fruits et légumes du Maroc sur le marché ouest-africain via Abidjan, à des conditions de température maîtrisée », a-t-il justifié.

 

En retour, les fruits et légumes de Côte d’Ivoire et de l’Afrique de l’Ouest, notamment les mangues, peuvent accéder au port de Tanger et à partir de là, aux marchés du Moyen et du Proche Orient. Ce qui va créer des opportunités au petit producteur ivoirien qui pourra aller dans une station de conditionnement, mettre ses fruits dans une bonne condition et les envoyer au port d’Abidjan.

Pour le ministre Sangafowa, ceci constitue la voie pour que le producteur tire meilleur avantage de son labeur.

La 1ère phase de cette plateforme, d’un coût de 20 milliards FCFA, sera réalisée sur un terrain existant de 1,5 ha avec une capacité de traitement de 100 000 T annuelle. La plateforme inclura en particulier des zones de stockage à température contrôlée. Dans une phase ultérieure, cette capacité pourra dépasser 300 000 T avec une extension de la surface à 5 ha et la réalisation de nouvelles infrastructures.

 

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