Economie

Prix du cacao/Amadou Gon Coulibaly : “Si on voulait appliquer la réalité des prix, ils auraient baissé depuis novembre dernier’’

Prix du cacao/Amadou Gon Coulibaly : “Si on voulait appliquer la réalité des prix, ils auraient baissé depuis novembre dernier’’

Lors de l’émission-bilan des 100 premiers jours du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly diffusée ce 27 avril sur les antennes de la télévision nationale, il a été question du prix du cacao, qui enregistre sa plus forte baisse depuis la restructuration du secteur en 2012. Un prix qui selon le chef du gouvernement aurait été appliqué dès la campagne principale en novembre 2016, n’eut été l’intervention des pouvoirs publics.

 

 

Le prix bord champ du cacao a été fixé à 700f le kilogramme pour la campagne intermédiaire qui court depuis la fin mars 2017.

Amadou Gon Coulibaly, qui regrette que les braves paysans ivoiriens subissent un « retournement du marché mondial » explique néanmoins que le prix de l’or brun pour la présente campagne est un prix garanti comme promis par le président de la République.

Un prix qui, suivant le cours mondial du cacao qui a chuté, aurait dû s’appliquer depuis novembre dernier, alors que la campagne principale s’était ouverte un mois plus tôt. Pour éviter aux paysans de supporter ce contrecoup, l’Etat s’est engagé à continuer de soutenir le prix bord champ de 1100 FCFA le kilogramme. « C’est grâce aux réserves de stabilisation (faites pendant les périodes fastes, ndlr) que nous avons pu soutenir les prix et les conserver à 1100 F jusqu’au 31 mars 2017 », pour un montant total de 293 milliards de francs CFA  a-t-il continué. Et Amadou Gon Coulibaly d’ajouter : « Nous avons bon espoir que les prix pourraient remonter mais en tout état de cause nous pensons qu’il faut maintenant que nous puissions engranger au niveau national le maximum de valeur ajoutée par rapport à la filière Cacao ». Une valeur ajoutée qui se constitue essentiellement  des revenus générés par la transformation sur place du cacao ivoirien. « Ce qui nous permettra de pouvoir servir aux paysans des prix qui seront un peu plus en rapport avec tous les revenus que notre pays peut tirer du cacao » a conclu le chef du gouvernement qui se veut particulièrement optimiste quant à la prochaine industrialisation du pays.

 

 

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