Economie

Privatisation de la Petroci : Tous les emplois sont garantis

Privatisation de la Petroci : Tous les emplois sont garantis

La compagnie nationale d’opérations pétrolières de Côte d’Ivoire (Petroci) passera en partie aux mains d’opérateurs privés. Les employés inquiets quant à leur situation, qu’ils estiment précaire, sont récemment entrés en grève. A leur suite, Dr. Diaby Ibrahima, le directeur général de Petroci, s’est voulu rassurant. Tous les emplois seront garantis, a-t-il affirmé.

« Les conditions du transfert des agents à la nouvelle compagnie qui sera créée par Petroci et Puma Energy se feront selon le code du travail », lequel prévoit que le personnel de l’ancienne société est reversé dans la nouvelle, a indiqué le directeur général de Petroci lors d’un point de presse le 29 juin au siège de la société.

Dr. Diaby Ibrahima a surtout démontré que la restructuration de la société pétrolière nationale est nécessaire si on veut la sauver de la faillite.

Citant la conclusion d’un audit commandité par le gouvernement en 2011 sur les activités de Petroci, il a indiqué que l’entreprise présentait de nombreuses faiblesses au nombre desquelles, un sureffectif des directions supports, des pertes et surcoût au niveau des activités commerciales et techniques (gaz, ufrb, stations-service).

Cette situation morose s’est accentuée avec la chute du cours du pétrole, une activité qui représente plus de 70% de contribution aux résultats de la holding.

Face à cette situation, l’Etat de Côte d’Ivoire, à travers le conseil d’administration dont il est l’unique actionnaire, a autorisé plusieurs mesures de sauvetage dont la cession de la base logistique de Vridi au profit de la société Petro-sea Logistics en décembre 2015 ; la réduction des effectifs la même année ; la création de deux joint-ventures avec la société Puma Energy en 2016 ; et la décision de cession de l’activité d’emplissage et de distribution de gaz Gpl (butane) en mai 2017.

Des mesures qui selon Diaby Ibrahima permettent à Petroci de rester à flot et même de retrouver son équilibre financier. L’entreprise pourrait même renouer avec un résultat net positif, au dernier bilan.

En attendant, les agents, eux, n'en démordent pas. Ils poursuivent leur grève illimitée, pour exiger "un plan social".

 

 

Imatin avec Fraternité Matin

 

 

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