Economie

Abidjan: Un audit met le feu à gestion de la filière café-cacao

Abidjan: Un audit met le feu à gestion de la filière café-cacao

Un récent explosif audit du cabinet international d’expertise, d’audit et de conseil dénommé KPMG a été remis (12 mars 2018) son rapport au gouvernement pour comprendre la surproduction et la défaillance des exportateurs, selon La Lettre du Continent, dans sa dernière livraison.

Selon le bimensuel, le rapport de près de 150 pages révèle les manquements et parle même de "casse" dans la filière café cacao au cours de la campagne 2016 2017 à travers "une gestion approximative" du Conseil café-cacao, la structure publique qui encadre les deux filières dans l’attribution des agréments.

Le rapport dénonce d’abord le nombre d’autorisations qualifié de "non justifiés" dont ont bénéficié les sociétés exportatrices qui sont dirigées par "des proches du régime ivoirien qui +n’ont ni la surface financière ni les compétences techniques requises+ pour assurer ce type de contrat. Ce qui fait que l’exportateur ne peut livrer sa cargaison ou que l’importateur de la réceptionner. Et cela impacte le budget national. A titre indicatif, ces contrats ont porté sur 220 000 tonnes de fèves. Ce qui revient à 400 milliards FCFA.

Le rapport préconise donc de ramener le nombre de sociétés exportatrices à 50 contre 130 actuellement et met en lumière une absence d’anticipation du CCC, dont le PCA, Lambert Kouassi Konan, est tenu à l’écart), faute d’outils adéquats. Cette non-anticipation a occasionné une surproduction dont les pertes globales pour l’Etat et les producteurs ont atteint 500 milliards FCFA.

En plus de cette mise à l’écart du PCA du CCC, la majorité du cabinet d’audit interne de la structure étatique ne dispose pas d’un diplôme professionnel d’auditeur.

En août dernier, Massandjé Touré-Listé a été remplacée par Yves Brahima Koné en tant que directeur du CCC pour pallier à ces insuffisances qui perdurent.

Tous ces dysfonctionnements au sein de la filière café-cacao ont conduit le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, à prendre un crédit de 161,6 milliards FCFA FCFA auprès de la Banque mondiale.

Le prix bord champ pour la campagne actuelle est de 700 FCFA le kg, comme lors de la campagne précédente.

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