Politique

Rebondissement/ De retour de la Haye, Voilà ce que KKB a vu sur les visages de Gbagbo et Blé Goudé!

Rebondissement/ De retour de la Haye, Voilà ce que KKB a vu sur les visages de Gbagbo et Blé Goudé!

L'actuel député à l’Assemblée nationale, ancienne tête de rang de la jeunesse du PDCI , KKB révèle ce qui s'est passé lorsqu'il s'est retrouvé seul face à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, anciens hommes politiques detenus actuellemnt à la Haye. Assurément, il a pu voir des choses que nous ne pouvons voir cependant il a décidé de raconter et de lever le voile...

M. Kouadio Konan Bertin, vous avez rencontré récemment à La Haye Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Expliquez-nous les circonstances de cette double rencontre ?

La Cour pénale internationale reconnaît aux personnes qu’elle maintient en détention, le droit de recevoir des visiteurs. Il faut juste en formuler la demande et attendre une réponse favorable des concernés. A la faveur du décès de la mère de l’ex-président, j’ai manifesté le désir lui rendre visite parce que je me trouvais, dans la période, en Europe où j’étais allé répondre à des rendez-vous médicaux. L’adversaire politique n’est pas un ennemi. Devant la mort, toute adversité cesse. Et la mort, en Afrique, a un caractère sacré. Elle nous réconcilie. Laurent Gbagbo a quand même été ancien président de la République. Houphouët nous a appris une chose : c’est de placer l’homme au centre de nos préoccupations politiques. J’ai donc été à La Haye, librement, pour lui présenter mes condoléances parce qu’il a perdu sa mère. Il aurait aimé être présent pour l’accompagner à sa dernière demeure. Vous imaginez, celle qui vous a donné la vie meurt, vous êtes vivant mais incapable d’être à ses obsèques ! Voyez ce que cela peut provoquer dans le cœur des hommes. Je pense que, dans un tournant comme celui-ci, où il est question de négocier la réconciliation, on aurait pu- et je m’adresse au pouvoir- voir comment se mettre ensemble pour enterrer dignement la mère de l’ancien président. Moi, j’ai été faire ma part. Parce que je suis Ivoirien, parce que je suis PDCI. J’irai la semaine prochaine présenter mes condoléances à la famille, et j’irai jusqu’au village pour observer la même démarche.
 
Qu’en est-il de Charles Blé Goudé, à qui vous avez également rendu visite dans son lieu de détention ?

Oui. Charles Blé Goudé est un ami, c’est connu de tous. Je ne pouvais pas être à La Haye voir Laurent Gbagbo et ne pas le saluer. Il lui a plu de m’accorder pratiquement une journée entière. Nous avons revisité le passé, tous les deux. Depuis le Campus jusqu’à ce qu’il soit au Ghana. On a fait le point, on a ri. Il a bonne mine, il se porte bien. C’était une visite fraternelle et d’amitié. Entre Ivoiriens, on doit le faire.
 
Quel était l’état d’esprit de Laurent Gbagbo et Blé Goudé ? Que vous ont-ils confié ?

Un bon état d’esprit. Ce qu’ils m’ont confié, leur attachement à leur pays. Ce que je puis dire, pour ce qu’il m’a été donné de lire sur leurs visages respectifs, c’est de participer au retour de la paix dans leur pays. Voilà leur préoccupation. Je les ai sentis préoccupés par la paix sociale en Côte d’Ivoire. C’est une hauteur de vue que j’ai relevé.
 
La Cpi a refusé, en première instance, d’autoriser Laurent Gbagbo à participer aux obsèques 
de sa mère en Côte d’Ivoire. Pour vous, cette décision s’imposait-elle à la Cpi ?

Je crois que Jean Pierre Bemba a été autorisé, à l’époque, au moins, à se déplacer en Angleterre pour les veillées. Il faut voir toutes les formes possibles. Quand je me situe dans la pure tradition africaine, je pense qu’il ne faut pas qu’on crée ce précédent. Si on peut l’autoriser à venir enterrer sa mère, ce ne sera pas une mauvaise chose.

M. Kouadio Konan Bertin, vous avez rencontré récemment à La Haye Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Expliquez-nous les circonstances de cette double rencontre ?

La Cour pénale internationale reconnaît aux personnes qu’elle maintient en détention, le droit de recevoir des visiteurs. Il faut juste en formuler la demande et attendre une réponse favorable des concernés. A la faveur du décès de la mère de l’ex-président, j’ai manifesté le désir lui rendre visite parce que je me trouvais, dans la période, en Europe où j’étais allé répondre à des rendez-vous médicaux. L’adversaire politique n’est pas un ennemi. Devant la mort, toute adversité cesse. Et la mort, en Afrique, a un caractère sacré. Elle nous réconcilie. Laurent Gbagbo a quand même été ancien président de la République. Houphouët nous a appris une chose : c’est de placer l’homme au centre de nos préoccupations politiques. J’ai donc été à La Haye, librement, pour lui présenter mes condoléances parce qu’il a perdu sa mère. Il aurait aimé être présent pour l’accompagner à sa dernière demeure. Vous imaginez, celle qui vous a donné la vie meurt, vous êtes vivant mais incapable d’être à ses obsèques ! Voyez ce que cela peut provoquer dans le cœur des hommes. Je pense que, dans un tournant comme celui-ci, où il est question de négocier la réconciliation, on aurait pu- et je m’adresse au pouvoir- voir comment se mettre ensemble pour enterrer dignement la mère de l’ancien président. Moi, j’ai été faire ma part. Parce que je suis Ivoirien, parce que je suis PDCI. J’irai la semaine prochaine présenter mes condoléances à la famille, et j’irai jusqu’au village pour observer la même démarche.
 
Qu’en est-il de Charles Blé Goudé, à qui vous avez également rendu visite dans son lieu de détention ?

Oui. Charles Blé Goudé est un ami, c’est connu de tous. Je ne pouvais pas être à La Haye voir Laurent Gbagbo et ne pas le saluer. Il lui a plu de m’accorder pratiquement une journée entière. Nous avons revisité le passé, tous les deux. Depuis le Campus jusqu’à ce qu’il soit au Ghana. On a fait le point, on a ri. Il a bonne mine, il se porte bien. C’était une visite fraternelle et d’amitié. Entre Ivoiriens, on doit le faire.
 
Quel était l’état d’esprit de Laurent Gbagbo et Blé Goudé ? Que vous ont-ils confié ?

Un bon état d’esprit. Ce qu’ils m’ont confié, leur attachement à leur pays. Ce que je puis dire, pour ce qu’il m’a été donné de lire sur leurs visages respectifs, c’est de participer au retour de la paix dans leur pays. Voilà leur préoccupation. Je les ai sentis préoccupés par la paix sociale en Côte d’Ivoire. C’est une hauteur de vue que j’ai relevé.
 
La Cpi a refusé, en première instance, d’autoriser Laurent Gbagbo à participer aux obsèques 
de sa mère en Côte d’Ivoire. Pour vous, cette décision s’imposait-elle à la Cpi ?

Je crois que Jean Pierre Bemba a été autorisé, à l’époque, au moins, à se déplacer en Angleterre pour les veillées. Il faut voir toutes les formes possibles. Quand je me situe dans la pure tradition africaine, je pense qu’il ne faut pas qu’on crée ce précédent. Si on peut l’autoriser à venir enterrer sa mère, ce ne sera pas une mauvaise chose. 


Avec L'inter
*Le titre est de la rédaction  

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