Actualités

Procès des « biens mal-acquis » : « Teodorín, roi de la transparence, c’est une véritable blague ! »

Procès des « biens mal-acquis » : « Teodorín, roi de la transparence, c’est une véritable blague ! »

Le procès des « biens mal-acquis », dans lequel Teodoro Nguema Obiang Mangue, dit « Teodorín », est accusé de détournement de fonds publics, d’abus de confiance et de blanchiment, se poursuivait mercredi. Et il a été question, entre autres, de « sentiments ».

 

 

Même les lions peuvent avoir des sentiments. Et, à la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, on en a parlé, dans le cadre du procès de Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de la Guinée équatoriale. Tout avait pourtant commencé sans surprise, la juge reprenant certains témoignages figurant au dossier. Elle a ainsi détaillé à nouveau les principes d’une « taxe révolutionnaire », qu’aurait mis en place Teodorín, alors ministre des Forêts. « 10 000 ou 15 000 F CFA par mètre cube, payés à l’embarquement du bois, directement à Somagui », a-t-elle étayé, s’appuyant sur le témoignage de German Tomo Mangue, professionnel du secteur forestier ayant travaillé en Guinée équatoriale.

La défense a alors commencé à mettre en doute la crédibilité d’un des témoins cités, dont le frère serait toujours homme d’affaires à Malabo et qui aurait, selon elle, menti dans sa déposition. « Ce témoin nous dit qu’il n’est pas en mesure d’apporter de preuves, parce qu’il a dû quitter précipitamment la Guinée. Mais ce n’est pas crédible », tente d’expliquer Me Sergio Esono Abeso Tomo.

« Si Monsieur Nguema était là… »

Devant l’attitude de la juge, l’Équato-Guinéen est ensuite emporté par sa fougue. « Vous faites tout pour m’empêcher de m’exprimer ! », s’exclame Me Tomo, qui avait déjà menacé de « rentrer à Malabo » lors d’une audience précédente. Indignation immédiate de la juge, qui estime son attitude impartiale, et réaction outrée du procureur, dans la même veine. Mais la défense n’en a pas fini.

« Nous avons le sentiment que, chaque fois que nous tentons d’apporter un élément au débat, le tribunal y reste sourd », glisse Me Marsigny...L'article complet en un clic sur Jeuneafrique.com

 

 

Commentaires