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Côte d’Ivoire/Inter/ Les transitaires ghanéens en grève

Côte d’Ivoire/Inter/ Les transitaires ghanéens en grève

« Nous sommes ici depuis dimanche et depuis on attend alors qu’on doit décharger des marchandises au Bénin, explique, l’air fatigué, Ibrahim, un transporteur ivoirien à la frontière.  

Les transitaires ghanéens sont en grève a constaté, mardi, l’AIP à la frontière ivoiro-ghanéenne, précisément à Noé et à Elubou.

 

Selon le président du Ghana Institut of freight forwarders (GIFF), Matthew Djeke, cette grève s’explique par l’introduction par le gouvernement ghanéen d’un nouveau système de contrôle douanier dénommé CTN (Cargo tracking note).

 

Il consiste à faire parvenir en avance, via un système internet aux douanes ghanéennes, toutes les caractéristiques des marchandises en provenance de l’extérieur pour qu’à l’arrivée de ces marchandises, les services douaniers puissent faire une comparaison entre ce qui a été déclaré et la réalité.

 

Selon M. Djeke, les transitaires ghanéens ne sont pas contre cette méthodes mais ils s’opposent au paiement de frais supplémentaires de 100 USD, soit environ 57 000 francs  FCFA par connaissement qu’il engendre.

 

Appliqué dans les ports et aéroports ghanéens, le système connaitra une application générale à compter du 1er septembre, a informé Matthew Djeke.

« Ce système ne nous arrange pas en tant que transitaires et nous demandons au gouvernement ghanéen de le suspendre », a plaidé le président du GIFF.

 

Il existe, cependant, explique M.Djeke, une autre méthode de contrôle, sans frais, que le gouvernement ghanéen aurait dû utiliser, « le cargo manifeste », en anglais, consistant à contrôler la conformité du document de bord qu’a toute cargaison à l’arrivée avec le contenu.

 

Matthew Djeke déplore également le retour de la mesure d’interdiction du transit routier de marchandises du Ghana vers le Togo et la Côte d’Ivoire prise après que les autorités ghanéennes aient constaté le déversement sur leur territoire de marchandises déclarées comme devant être exportées vers ces deux pays.

 

Pendant ce temps, de part et d’autres de la frontière, une file de véhicules est en attente de remplir les formalités pour passer de l’autre côté, a constaté l’AIP.

 

Les discussions sont cependant en cours avec les autorités ghanéennes en vue de trouver une issue à cette situation qui ne manque pas de conséquences sur les deux économies, rassure le président du GIFF.

 

Débutée lundi, cette grève qui s’étend sur toute l’étendue du territoire ghanéen durera trois jours, a-t-on appris.

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