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Inquiété par l'exemple du peuple Burkinabé, Yayi Boni retire son projet de révision de la Constitution

Inquiété par l'exemple du peuple Burkinabé, Yayi Boni retire son projet de révision de la Constitution

La jurisprudence « Compaoré dégage » commence à faire ses effets en Afrique.  Boni Yayi annonce le retrait du projet de révision de la Constitution de l’Assemblée nationale.

(Sur France 24, Yayi jure de partir en 2016, il veut des élections ; il serait hostile au slogan « Après nous, c’est nous »)

Mais comme une traînée de poudre, ce lundi dernier, la nouvelle du retrait du projet de révision de la Constitution de l’Assemblée nationale par le Président Boni Yayi, a été abondamment relayée sur les réseaux sociaux. En attendant de saisir le Parlement pour joindre l’acte à la parole, il faut noter que ce recul qui est de nature à décrisper la tension qui prévaut depuis quelques mois, intervient aux lendemains de la chute du régime Blaise Compaoré au Burkina-Faso. C’est comme si le printemps burkinabè a sauvé la démocratie au Bénin. Attendons de voir.

De sources dignes de foi, on apprend que le Président Boni Yayi renonce à l’option de la pérennité au pouvoir qui semble prendre du pas sur les serments pris par certains chefs d’Etat en Afrique depuis quelques années. Il l’a fait savoir à la faveur d’une interview à France 24. Pour le numéro 1 béninois, il n’est pas question de modifier la Constitution du Bénin, source de nombreux conflits ailleurs. «Je ne briguerai plus un autre mandat ». Et le journaliste de continuer sur la question.”Je ne toucherai pas à ma Constitution. Non, non, je le jure”, a-t-il souligné. Comme si cela ne suffisait pas, il a lancé un appel à ses pairs en disant :”Chers collègues, évitons des situations opportunistes à nos Constitutions”. Ces déclaration interviennent quelques jours après le soulèvement du peuple burkinabè contre le diktat du Président Blaise Compaoré qui manigançait pour retoucher la Constitution aux fins de briguer un autre mandat, alors que même les tergiversations autour de la correction de la Liste électorale performante informatisée (Lépi) et par ricochet de l’organisation des élections locales, municipales, communales et législatives, faisaient monter le doute dans la tête des Béninois sur le départ de Boni Yayi en 2016.

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