Politique

Flèche dans le camp de Ouattara: "Non à l’appel de Daoukro", Le cri d'audace de Tirbuce Koffi

Flèche dans le camp de Ouattara:

Devant les divisions qui amenuisent les partis politiques ivoiriens à petits feux; Devant l’hypocrisie de certains à jubiler pour l’appel de Daoukro » mais à le torpiller dans le secret, Tirbuce Koffi a  choisi la franchise, franchise qu’il n'a pu résumer en cette phrase qui se révèle être, on ne peut plus claire : « Non, à l’appel de Daoukro ». Le président Alassane Ouattara, candidat aux élections de 2015 pourra t-il se remettre de ce coup dur? 

Dans son dernier ouvrage de cent vingt et sept (127) pages , qu'il a exprèssément intitulé: « Non à l’appel de Daoukro », à paraître dans quelques jours aux « Editions du Souvenir », l'actuel directeur général de l’Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle (INSAAC) n'en a pas mis du temps pour faire "exploser" le couple Bédié-Ouattara.

Moins d’un an avant les présidentielles de 2015, Tiburce Koffi vient de déclencher une térrible guerre dont lui seul a les stratégies et les moyens. Dans un extrait de son ouvrage que nous vous révèlons exclusivement, voilà un appel, son appel, non pas un appel discident, encore moins identique à celui de Daoukro mais l'appel de l'audace.


Voici en exclusivité quelques extraits 

« Si la Côte d’Ivoire de la sécurité militaire et des espoirs de relance économique est réelle, celle de la qualité de vie, de la paix des cœurs et des esprits est loin de l’être. A l’observation, la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui se résume à la prospérité et à l’arrogance des membres du RHDP et leurs seuls alliés sous un fond ethnique aussi inconfortable qu’inquiétant. C’est le temps du chef infaillible qui, jamais, n’a pu se tromper, ni ne saurait se tromper et ne pourrait même se tromper !» » [L’appel de Daoukro] est une option suspecte, peu saine, et indiscutablement maladroite qu’il nous faut dénoncer et refuser, ne serait-ce que pour des raisons éthiques : n’hésitons pas à le dire, ce «Appel» aux fondements douteux est une invite insidieuse à la tricherie ! Oui, c’est tricher que de chercher à se faire élire sans adversaire de poids- par conséquent, de manière hautement anti-démocratique. C’est tricher que de se lancer dans de sombres combines appelées réglages avant le scrutin (…)

Les faits disent qu’en Afrique, qui détient le pouvoir exécutif, détient ou détiendra le législatif, toute la superstructure et le système de production et de distribution des richesses nationales. Alors, que gagne le PDCI-RDA  à renoncer à conquérir le pouvoir d’Etat ? Rien. Rien d’autre que le spectre
de son extinction future et programmée (…). Dans le contexte historique actuel, renoncer à reconquérir l’exécutif (perdu à la suite d’un coup d’Etat, donc, d’un acte antirépublicain) revient pratiquement, outre valider et légitimer ce putsch, à céder définitivement (ou pour un très long temps) au RDR la place de leader historique qu’il avait occupée. Il est fort à parier que le RDR fera tout pour maintenir à jamais cet ascendant sur le PDCI-RDA (…)

La trouvaille PDCI-RDR à laquelle aucun vrai militant du PDCI-RDA ne croit d’ailleurs- je ne pense pas qu’elle satisfasse même le RDR- tombe tout simplement sous le coup du mauvais humour, sinon du hors-jeu politique ! (…)

Les présidents Bédié et Ouattara sont libres d’envisager de créer un nouveau parti mais non de s’atteler à créer un pseudo-parti nouveau sur le fumier du Rda dont l’auréole historique aura donné au PDCI, poids, valeur, respectabilité et fidélité des militants de la cause anticoloniale à son combat et à sa trajectoire (…)

L’appel de Daoukro porte dans ses soubassements ce désir inconscient et humain, qui habite son auteur, d’être réhabilité par les siens ; d’où sa forte dimension religieuse, pathétique et cathartique : il traduit un pathos du rachat des fautes ! C’est un double acte de contrition et de piété déguisée, mais plus certainement un besoin tyrannique de se réconcilier avec les enfants du Nord qui s’étaient sentis offensés et brimés par les maladresses, imprudences et méchancetés de sa mauvaise gouvernance. (…)

Oh, comme j’aurais voulu, président Ouattara, que vous ne vous présentassiez pas à ce scrutin ! Laurent Gbagbo en prison, Henri Konan Bédié mis hors course par les textes, vous restez le dernier du trio infernal qui a conduit la Côte d’Ivoire dans la fournaise. Votre départ à la «retraite politique» aurait sans doute sonné la fin du cycle maléfique – les temps de tornade, de feu et de plomb qui ont sérieusement abîmé ce pays ! Et la Côte d’Ivoire entamerait ainsi un cycle nouveau, avec des hommes nouveaux et de nouvelles espérances pour une nouvelle histoire nationale sans cette culture de la violence qui nous a tant divisés ».

 






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