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Dahi Nestor et Koua Justin devant le juge/ Pourquoi maintenant ?

Dahi Nestor et Koua Justin devant le juge/ Pourquoi maintenant ?

Après deux années de détention arbitraire pour trouble à l’ordre public, Koua Justin, Secrétaire général adjoint chargé des organisations de jeunesse et Dahi Nestor, Secrétaire national à la Jeunesse du parti de Gbagbo passent devant le juge ce vendredi 19 mai 2017.  Cette comparution tardive et soudaine suscite des interrogations d’autant qu’elle survient après les mutineries des 8400 soldats de Bouaké du vendredi 12 mai dernier.

Alassane Ouattara a-t-il subi des pressions en vue de faire libérer immédiatement les prisonniers politiques ? Tout porte à le croire car la comparution de Koua Justin et Dahi Nestor n’intervient que trois jours après la mutinerie des 8400 soldats qui font désormais office de créanciers du régime Ouattara.

De sources concordantes, les fonds qui ont permis le versement des primes de guerres des mutins proviennent de pays étrangers. Cette énième dette contractée semble ne s’être pas faite sans contraintes notamment la libération des prisonniers politiques sur le champ. Et pour cause, nombre de ceux-ci  sont détenus illégalement pour trouble à l’ordre public. L’acte 3 du honteux spectacle d’une armée violant l’autorité de l’Etat et menaçant sa vie a fini par démontrer le deux poids deux mesures d’une justice aux ordres des occupants provisoires du palais présidentiel. Pendant 5 jours, les mutins ont troublé l’ordre public et porté atteinte à la sureté de l’Etat. La mutinerie a causé 2 morts et 9 blessés de sources officielles. Contre toute attente, aucune poursuite judiciaire n’est lancée à leur égard. Motus et bouche cousue de la part du régime Ouattara. La justice ivoirienne était en hibernation.

Vers la libération de Koua Justin et Dahi Nestor

Ainsi, face aux dénonciations de cette justice des vainqueurs, le régime d’Abidjan n’a autre choix que de lâcher du lest. Quitte à libérer Dahi Nestor, Koua Justin et le professeur Dano Djédjé (en liberté provisoire depuis jeudi 24 décembre 2015) qui comparait également pour ces mêmes faits. Les prévenus ayant déjà passé deux années (Koua Justin et Dahi Nestor) et 7 mois (Dano Djédjé) en prison. La peine maximale prévue pour trouble à l’ordre public par l’article 179 étant de 6 mois. Dans la même veine, Alassane Ouattara gagnerait également à libérer Simone Gbagbo et tous ces prisonniers politiques détenus hors délai pour trouble à l’ordre public y compris Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. « De quoi Ouattara a peur ? Il est à son second mandat. Il ne rentrera pas dans l’histoire s’il ne libère pas Gbagbo et son épouse Simone ainsi que tous les prisonniers politiques », confiait Gnangbo Kacou, ex-député d’Adiaké, Assinie et Etuéboué.

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