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Biens de l’Etat bradés : des poursuites vont être engagées contre les auteurs

Biens de l’Etat bradés : des poursuites vont être engagées contre les auteurs

L’Etat va engager des poursuites contres ses serviteurs qui, en détenant le pouvoir, ont cédé certains de ses biens notamment des terrains à des conditions, qui quand même administrativement orthodoxes, foulent au pied les règles du marché, a fait savoir, mercredi, le porte-parole du gouvernement, au terme d’un conseil des ministres.

La réunion du gouvernement du jour a vu notamment l’adoption de décrets à travers lequel l’Etat se réapproprie  plusieurs parcelles de terrain dans les communes d’Abidjan et de Bouaké,  en les déclarants d’utilité publique.

« La plupart de ces terrains ont fait l’objet de cession avant 2011 et dans certains cas, ces parcelles ou biens appartenant à l’Etat ont été vendus à des opérateurs privés à des prix dérisoires et dans des conditions opaques jugées très défavorables pour l’Etat de Côte d’Ivoire », a noté le porte-parole du gouvernement, citant l’exemple du  terrain de l’Ecole supérieure africaine des technologie de l’information et de la communication (ESATIC) (faisant partie des sites récupérés)  où 18 parcelles représentants pratiquement 20 000 m2 ont été cédées à 78 millions F CFA.

Il a aussi évoqué le site abritant le siège de l’Agence ivoirienne de presse (AIP) au Plateau (dont l’Etat s’est réapproprié depuis 2016), cédé dans le temps à seulement  30 millions F CFA.

Ainsi les responsables de ces actes, avec tous les autres cas connus, qui, à en croire le porte-parole du gouvernement, « se sont comportés d’une façon qui ne défend pas suffisamment les intérêts de l’Etat Et surtout qui se sont comporté d’une façon  qui montre clairement qu’ils ont bénéficié à titre personnel de ces opérations » vont être poursuivis.

Le site au quartier Biafra (Treichville 25 000 m2) prévu pour accueillir la mosquée offerte par le souverain marocain, Mohamed VI, à la communauté musulmane de Côte d’Ivoire a été également déclaré d’utilité publique avec une parcelle de 19 hectares objet du titre foncier  354 du livre foncier Baoulé situé dans la commune de Bouaké. Dans la même commune 11autres parcelle représentant 9 ha objet des titres fonciers 168, 363, 439, 618, 612, 613, 614, 615, 616, 722, et 732 du livre foncier du Baoulé ont été également récupérées par l’Etat.

« Ces parcelles déclarées d’utilité publique vont réintégrer le domaine privé de l’Etat. Les titulaires de droits ou leurs ayants droit dument mandatés, recensés percevront, selon la réglementation en vigueur une indemnisation équivalente au préjudice subi », a rassuré le ministre Nabagné Koné.

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