Plusieurs heures après les tragiques événements, les puissants Gardiens de la Révolution ont accusé les Etats-Unis et l'Arabie saoudite d'être «impliqués». «Cette action terroriste après la rencontre du président des Etats-Unis avec le chef d'un des gouvernements réactionnaires de la région qui a toujours soutenu les terroristes est lourde de sens et la revendication par Daesh montre qu'ils sont impliqués», a souligné l'institution dans un communiqué. Les Gardiens de la Révolution ont également promis de se venger. 

De son côté, Mohammad Hossein Nejat, chef adjoint des services de renseignement, a également pointé du doigt Washington et Ryad, affirmant qu'ils avaient «ordonné à leurs marionnettes» de mener ces attentats. 

Ce qu'il s'est passé

Ce mercredi matin, au mausolée de l'ayatollah Khomeini, une femme s'est faite exploser à proximité de ce bâtiment situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Téhéran. L'incident est à l'origine de la mort d'au moins deux personnes selon les agences de presse Fars et Isna, dont un jardinier selon un responsable du mausolée. Un second «terroriste» s'est fait exploser a rapporté la télévision d'Etat peu de temps après.

 

Au même moment, des médias d'Etat ont fait état d'une fusillade avec plusieurs blessés au Parlement à Téhéran, à plusieurs kilomètres de là. Quatre personnes ont mené l'attaque et l'une d'elles s'est faite exploser au quatrième étage d'un bâtiment alors que les forces spéciales avaient donné l'assaut . Un agent de sécurité a été tué et au moins huit personnes ont été blessées. Les députés n'ont pas interrompu leurs travaux pendant l'attaque.

Selon le ministère des Renseignements, un autre groupe de «terroristes» a été neutralisé à Téhéran avant de pouvoir passer à l'action. 

Daesh revendique les attaques

De tels attentats sont exceptionnels à Téhéran, les derniers ayant eu lieu dans les années ayant suivi la révolution islamique de 1979. Une réunion d'urgence du conseil national de sécurité a été convoquée par le ministre de l'Intérieur. 

 

Daesh a revendiqué cette série d'attaques sans précédent via son agence de propagande, Amaq. L'organisation terroriste avait publié en mars dernier une vidéo en persan affirmant que le groupe allait «conquérir l'Iran», appelant les sunnites iraniens à «prendre les armes». 

 

                                                           Autre source